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Droits au travailPublié le 15 juin 20255 min de lecture

Votre patron vous pousse au-delà des 6 mois ?

Dépasser 6 mois chez un employeur met d'abord en jeu votre visa. Vos options, les exemptions possibles et comment dire non.

Réponse rapide

La condition 8547 vous limite à six mois chez un même employeur avec un visa working holiday, mais une longue liste de secteurs en est exemptée. Que votre patron puisse légalement vous garder au-delà de six mois dépend de la nature du travail.

Que restreint exactement la condition 8547 ?

Le travail chez un seul employeur au-delà de six mois, comptés en mois civils à partir de votre date de début et non en heures ou en shifts. Elle s'applique de la même façon au temps plein, au temps partiel et au casual : deux jours par semaine pendant huit mois constituent une infraction, exactement comme cinq jours par semaine.

Elle restreint une relation de travail, pas votre travail au total. Vous pouvez travailler pour autant d'employeurs que vous voulez pendant la durée du visa, et les six mois ne repartent de zéro que lors de l'octroi d'un nouveau visa working holiday. La règle distincte du Fair Work, selon laquelle un employé à temps plein ne doit pas travailler régulièrement au-delà de 38 heures par semaine plus des heures supplémentaires raisonnables, porte sur les heures hebdomadaires et non sur les mois.

Quels types de travail sont exemptés de la limite ?

Une longue liste, qui couvre l'essentiel de ce que font les working holiday makers. Si votre travail y figure, l'exemption s'applique automatiquement et il n'y a rien à demander. Pour la pêche, la sylviculture, les mines et la construction, le lieu compte aussi : l'exemption ne vaut que dans le nord de l'Australie.

  • La culture de plantes et l'élevage, ce qui couvre l'agriculture et l'horticulture
  • La pêche et la perliculture (uniquement dans le nord de l'Australie)
  • La sylviculture et l'abattage d'arbres (uniquement dans le nord de l'Australie)
  • Les mines (uniquement dans le nord de l'Australie)
  • La construction (uniquement dans le nord de l'Australie)
  • Le tourisme et l'hôtellerie-restauration, selon les conditions de l'exemption
  • La santé, les soins aux personnes âgées et aux personnes handicapées
  • La garde d'enfants
  • La transformation alimentaire
  • Les travaux de remise en état après une catastrophe naturelle
  • Les différents sites d'un même employeur, tant qu'aucun site ne dépasse six mois

La liste est fixée par Home Affairs et a été modifiée plus d'une fois : vérifiez donc la version en vigueur dans leurs conditions publiées.

Et si votre travail n'est pas exempté ?

Vous pouvez changer d'employeur au bout de six mois, ce qui ne demande rien à personne. Ou vous pouvez demander par écrit à Home Affairs l'autorisation de continuer, avant l'expiration des six mois, et elle est accordée à leur discrétion et non de plein droit.

L'autorisation n'est pas rétroactive : elle doit être demandée avant la fin des six mois. Si vous la demandez à temps, vous pouvez continuer à travailler jusqu'à la décision écrite ; si vous la demandez trop tard, vous devez vous arrêter et attendre la réponse. Travailler au-delà de la limite sans exemption ni autorisation est l'infraction, quoi que disent les papiers par la suite.

Quelles sont les conséquences d'une erreur ?

L'annulation du visa est le risque officiel, même si ce n'est pas l'issue habituelle pour un dépassement involontaire. Plus souvent, une infraction reste inscrite à votre dossier d'immigration et pèse dans toute autre demande australienne, y compris un visa de deuxième ou de troisième année.

L'employeur est exposé lui aussi. Une entreprise qui garde un travailleur non exempté au-delà de six mois s'expose à ses propres sanctions civiles : un employeur qui insiste pour que vous continuiez vous demande donc de porter un risque qu'il porte aussi.

Un employeur peut-il vous y obliger ?

Non, et la pression arrive généralement déguisée en service rendu. Les conditions de visa sont des limites légales, pas des clauses négociables, et aucun employeur ne peut y renoncer.

Refuser d'enfreindre une condition de visa n'est pas une faute, et toute réaction défavorable à ce refus relève du type de situation pour lequel les General Protections existent. Un employeur qui laisse entendre qu'il peut agir sur votre visa a tort : seul Home Affairs décide des questions de visa, et une plainte de bonne foi sur votre travail ne devrait déclencher aucun examen de votre visa. Obtenez la demande par écrit quand c'est possible : un SMS vous demandant de rester constitue une preuve, ce que ne fait pas une conversation.

Comment prolonger légitimement votre séjour ?

Par un visa supplémentaire, pas par un job plus long. Un visa de deuxième année exige 88 jours de travail spécifié dans une zone régionale désignée pendant votre première année ; un visa de troisième année exige six mois de travail spécifié pendant la deuxième.

Ce travail doit répondre à la définition et se situer dans le bon code postal, un critère distinct de la limite de six mois par employeur. Rester plus longtemps chez un employeur ne prolonge pas votre séjour d'un seul jour, et 88 jours dans une ferme ne vous exemptent pas de la condition 8547 dans un emploi ultérieur non exempté.

Tout cela change-t-il votre impôt ?

Non. Rester chez un seul employeur toute une année dans le cadre d'une exemption produit la même situation fiscale que trois jobs de quatre mois : 15 % sur les 45 000 premiers dollars, 12 % de super en plus du salaire, et le tout réuni dans une seule tax return.

Un seul long job donne l'année fiscale la plus simple : un employeur à rapprocher, un seul formulaire de déclaration. Plusieurs jobs courts, ce sont autant d'occasions pour qu'un mauvais taux de retenue soit appliqué sans que personne s'en aperçoive.

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