Réponse rapide
Le travail via une plateforme est du travail indépendant, pas un emploi. Il vous faut un ABN, rien n'est retenu sur ce que la plateforme vous verse, et aucune superannuation n'est payée.
Pourquoi le travail via une plateforme est-il considéré comme indépendant ?
Parce que la plateforme vous paie pour des courses effectuées et non pour votre temps, et qu'elle ne contrôle pas vos horaires comme le ferait un employeur. Uber, DoorDash, Menulog et les autres engagent leurs livreurs et chauffeurs comme contractors indépendants, une classification réelle ici, à la différence de l'emploi déguisé qu'on voit dans les cafés et les fermes.
Il vous faut donc un ABN avant de pouvoir être inscrit sur la plateforme, vous mettez votre impôt de côté vous-même, vous recevez un relevé annuel de la plateforme plutôt qu'un income statement, et vous pouvez déduire les coûts liés au travail. Vous ne recevez en revanche ni super, ni taux d'award, ni couverture d'accident du travail.
Quelle est la règle de GST qui piège presque tout le monde ?
Pour un travail ordinaire avec ABN, l'inscription à la GST n'est exigée que lorsque le chiffre d'affaires dépasse 75 000 $ sur un exercice financier. Le rideshare ne suit pas cette règle. Les services de transport de passagers, ce qui inclut Uber, Ola, Didi et leurs équivalents, exigent l'inscription à la GST dès la première course.
La livraison de repas est différente. Uber Eats, DoorDash et Menulog relèvent du seuil standard de 75 000 $ : un livreur qui ne fait que de la livraison n'a donc en général aucune obligation de GST. La distinction suit le travail et non l'appli : si vous ajoutez des courses de passagers à une semaine de livraison, l'obligation d'inscription du rideshare est déclenchée.
L'inscription entraîne une obligation de Business Activity Statement, en général trimestrielle, qui dure jusqu'à ce que vous l'annuliez. Un chauffeur qui s'est inscrit puis a ignoré les déclarations peut se voir réclamer rétroactivement la part de GST de chaque course effectuée.
Que pouvez-vous déduire du revenu de plateforme ?
Tout ce qui a réellement été engagé pour faire le travail, et pour la conduite la liste est longue, car le véhicule est l'outil de l'activité.
- Carburant, entretien, immatriculation, assurance et amortissement, calculés au prorata des kilomètres professionnels
- Les intérêts d'un prêt auto, avec le même prorata
- Le téléphone mobile et les données pour l'appli
- Les péages et le stationnement pendant que vous travaillez
- Le nettoyage du véhicule
- Le matériel de livraison : sac, casque, entretien et réparations du vélo pour les coursiers
- Les commissions et frais de service de la plateforme
Les frais de véhicule peuvent être réclamés au tarif par kilomètre, ou en frais réels appuyés par un logbook. La méthode du logbook donne en général une déduction plus élevée pour quiconque roule de nombreuses heures, et c'est aussi la méthode qui échoue le plus souvent faute de justificatifs. Notre guide sur le carnet de bord du véhicule explique ce qu'il doit contenir.
L'ATO sait-il déjà ce que vous avez gagné ?
Oui. Les plateformes déclarent directement à l'ATO les revenus annuels dans le cadre du Sharing Economy Reporting Regime : le chiffre de vos revenus existe donc dans les systèmes de l'ATO avant même que vous déposiez quoi que ce soit.
Sous-déclarer ses revenus de plateforme est donc l'omission la moins efficace qui soit. Cela rend aussi le multi-apping plus simple qu'il n'y paraît : chaque plateforme déclare séparément, et une déclaration qui couvre trois plateformes est rapprochée de trois rapports.
Comment le multi-apping fonctionne-t-il côté impôt ?
Comme une seule activité, pas trois. Faire tourner Uber Eats, DoorDash et Menulog en même temps, c'est une seule entreprise individuelle (sole trader) : un seul ABN, des revenus additionnés entre plateformes, des dépenses regroupées, un seul ensemble de postes professionnels dans la déclaration.
Les dépenses n'ont pas besoin d'être réparties entre les applis, car le vélo ou la voiture sert l'activité et non une plateforme en particulier. Un seul tableur avec la date, la plateforme, les gains bruts et les kilomètres porte tout le reste.
Pourquoi cela tourne-t-il si souvent mal pour les working holiday makers ?
Parce que rien n'est retenu et que rien ne vous alerte. Quelqu'un qui gagne 25 000 $ en livraison sur une année n'a subi aucune retenue à aucun moment, et le taux working holiday de 15 % sur ce revenu reste dû, payable en une seule fois au dépôt.
Celui qui a aussi eu des salaires ordinaires s'en sort en général mieux, parce que le PAYG retenu sur ces salaires absorbe souvent l'impôt sur le revenu de plateforme. Celui qui n'a fait que de la plateforme, sans rien mettre de côté, reçoit une facture.
Comment votre année de plateforme s'est-elle composée ?
Le travail via une plateforme est simple une fois les inscriptions correctes. Ce que vous devez dépend de la composition de l'année.
- Si vous avez transporté des passagers ou livré des repas, ce qui décide entièrement de la question de la GST.
- Si vous avez aussi eu des salaires, car la retenue sur ceux-ci couvre souvent l'impôt de la plateforme.
- S'il existe un logbook, ce qui détermine la part des frais de véhicule déductible.
- Combien vous avez mis de côté au fil de l'eau.
- Si vous vous êtes inscrit à la GST et avez déposé les déclarations d'activité qui vont avec.
- Si l'ABN et l'éventuelle inscription à la GST ont été annulés à l'arrêt de l'activité.
La position d'ensemble se calcule dans la tax return de working holiday maker, et vous pouvez estimer votre remboursement d'impôt pour voir si votre année se termine par un remboursement ou par un montant à payer.
